coup dans l'eau :


J'aurais tant attendu
pour que tu meures de loin
Et tant que je te tue
chaque essai sera vain

J'ai pour complice l'ami,
complice le jour
la fête et la nuit,
pour complice l'amour.

Mes pelotons sont prêts
et l'arme est aiguisée,
La stratégie huilée,
te voila condamnée.

Mais chaque coup d'épée
va dans l'eau qui dormait.
La tasse alors est bue,
et dure à recracher.

Deux ans que je te tue
et la lame est bien tendre.
Quand j'ose t'approcher
la lame il n'y en a plus.

Ah j'aurais tant vécu
pour que tu meures de loin.
Mais je m'approche et tu
ne me rejoins
pas.


© Jérémie Jorrand, tous droits réservés